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Océan et littoral

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« L’AVENIR A UN FUTUR »

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L’idée de développement durable s’est imposée en vingt ans dans les débats publics. Elle questionne en profondeur les piliers sur lesquels nos sociétés occidentales ont fondé leur puissance : les sciences et les techniques. Ce sont ces moteurs qui sont à la source de la nette amélioration de nos existences comme aux origines des grands maux de notre temps.

Cette exposition, fruit d’un travail avec des lycéennes et des lycéens ainsi que des étudiantes et étudiants en arts appliqués, vise à familiariser le grand public, en particulier les jeunes, avec le concept de développement durable et ses enjeux quotidiens. En quatorze panneaux, elle aborde le sujet sous différents angles : l’agronomie, la biologie, l’épistémologie, la sociologie ou encore la géopolitique. Les Petits Débrouillards vous invitent donc, par le biais de cette exposition, à débattre et réfléchir ensemble pour tenter de construire un futur durable et vivable.

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en utilisant des entrées scientifiques, cette exposition d’affiches sur le développement durable propose de réfléchir aux questions de solidarité entre les peuples. Les Petits Débrouillards peuvent aussi former des animatrices et des animateurs de structure pour qu’ils animent eux-mêmes un club.
Fiche Technique
adolescentes et adolescents, grand public.
30 minutes
préparation de la visite. Accompagnement à la mise en œuvre de projets.
des équipes pédagogiques
exposition composée de 14 affiches plastifiées (50x70 cm), nécessitant 10 m linéaires.
Conception et Conseil scientifique
  • Les Petits Débrouillards
  • Jen Jouzel (GIEC/CNRS)
  • Bernard Paillard (CNRS)
  • Hervé Regnauld (Université de Rennes 2)
  • Jean-Marc Roussel (INRAE)
  • Michel Vancassel (CNRS)
Partenaires
Logo: Les Petits Débrouillards
Les Petits Débrouillards
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LISAA

CONTENUS

14 AFFICHES SUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE ABORDÉ PAR LE BIAIS DE DISCIPLINES SCIENTIFIQUESpicto téléchargement
« L'avenir a un futur »
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L'AVENIR A UN FUTUR Une exposition des Petits Débrouillards L'idée de développement durable s'est imposée en vingt ans dans les débats publics. Elle questionne en profondeur les piliers sur lesquels nos sociétés occidentales ont fondé leur puissance : les sciences et les techniques. Ce sont ces moteurs qui sont à la source de la nette amélioration de nos existences (allongement de la durée de la vie, accès aux soins, à l'éducation ...) comme aux origines des grands maux de notre temps (catastrophes climatiques, pollutions massives, explosion du nombre de cancers ...). Bien évidemment, ces questions ne se posent de la même manière selon que l'on a un accès rapide et immédiat aux ressources essentielles nécessaires à une vie digne (eau, santé, logement, éducation ...) ou pas. Dans ce cas précis, réfléchir à des logiques de développement durable à l'échelle planétaire revient à poser la question de la solidarité entre les peuples, entre tous les peuples, comme au sein de chaque peuple et nation du monde. Cet exemple montre que selon la porte d'entrée que l'on choisira (agronomie, biologie, climatologie, écologie, épistémologie, géologie, géographie, géopolitique, hydrologie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, rudologie) nous aborderons différents aspects de la même question. L'augmentation des connaissances pouvant être la meilleure comme la pire des choses, nous savons que l'avenir de nos sociétés dépend des choix que nous ferons ensemble. Non pas au profit de quelques-uns, mais de tous. Non pas en catimini, ou dans le secret de quelque cabinet où différents groupes de pression peuvent agir à leur guise, mais en toute transparence, publiquement et démocratiquement. Car, en définitive, s'il est un sujet qu'interroge plus que tout autre le développement durable, c'est bien la capacité de nos démocraties (aux niveaux local, national, européen et international) à s'emparer de questions fondamentales et à y apporter des réponses, même modestes. Sans guerre. C'est pourquoi cette exposition vous invite à débattre, discuter, échanger, argumenter, comprendre, réfléchir ensemble. Pour tenter de construire un futur durable et vivable. Le comité scientifique : Jean JOUZEL, Vice-président du GIEC, Chercheur au CNRS Bernard PAILLARD, Directeur de recherche au CNRS Hervé REGNAULD, Géographe, chercheur à l'Université de Haute Bretagne - Rennes 2 Jean-Marc ROUSSEL, Chercheur en écologie aquatique à l'INRA Michel VANCASSEL, Ethologue au CNRS
« Humus sapiens »
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Humus sapiens 10 millions d’hectares de terres sont abandonnés chaque année sur la planète car épuisés : ce sont des terres « mortes ». Les industries agricoles sont responsables de nombreuses dégradations : qualité de l’eau, érosion et appauvrissement des sols, stress hydrique... Pour autant, accuser les seuls agriculteurs ne sert ni à résoudre les tensions locales ni à comprendre les problèmes à la source collective. Les consommateurs ont un budget limité, les paysans subissent une pression de la part des centrales d’achat, quant à elles liées à des « géants » de la distribution qui cherchent à maximiser leurs profits. Les distributeurs tirent les prix vers le bas pour séduire... les consommateurs. Comment agir sur toute la chaîne ? Comme le disait Olivier De Schutter au Norvège : « Le socialisme s’est effondré parce qu’il ne laissait pas les prix diriger la vérité économique. Le capitalisme pourrait s’effondrer parce qu’il ne laisse pas les prix diriger la vérité écologique. » Le principe du pollueur-payeur ou les écotaxes permettraient-elles de prendre ce chemin ?
« L'eau tarie »
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L’eau tarie Si l’agriculture consomme 70 % de l’eau douce de France, 20 % le sont par l’industrie et les 10 % restants par les services domestiques. Devenue rare et source de conflits, elle est de plus en plus utilisée comme arme entre pays. Pourtant, des exemples français, comme le SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) ont permis de résoudre des conflits d’usage en mettant tous les protagonistes autour de la table (industrie hydro-électrique, pêche, baignade, tourisme...). Quand le dialogue est rompu, l’escalade n’est jamais à exclure et compris à l’intérieur du même pays. Ainsi, la province espagnole de l’Aragon refuse tout partage avec les provinces limitrophes. La France, confrontée à ces mêmes fondamentaux, construit un indicateur de cohabitation entre communautés. Dans ces cas précis, l’espace européen peut permettre d’éviter des logiques régressives et des replis identitaires. Le développement durable touche donc à des notions parfois éloignées de l’écologie, comme la citoyenneté ou la cohésion sociale. S’agit-il d’un projet de société ?
« Réserves essentielles »
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Réserves essentielles Une énergie fossile provenant de matières organiques enfouies, transformées et recomposées lentement dans les sols. Si la nature mit des millions d’années à produire nos stocks de pétrole par exemple, deux siècles de surexploitation les ont épuisés. Comme le disait Gandhi : « Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de chacun mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun. » Pourtant, nous connaissons d’autres sources d’énergie renouvelables, inépuisables et non polluantes : géothermie, solaire, biomasse, éolien. Si le Royaume-Uni et l’Allemagne augmentent massivement la part dans leur consommation, la France a privilégié le nucléaire malgré les risques et les déchets radioactifs. Cette option sape celles de solutions hybrides, au prétexte que les énergies alternatives n’assureraient au plus que 30 % de nos besoins. Dans un pays où l’État incarne plus que d’autres l’intérêt général, nombreux sont ceux qui le jugent de plus en plus clientéliste. Peut-on se permettre de se passer de progrès, même modestes ?
« Organisation des Nations (mal) Unies »
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Organisation des Nations (mal) Unies En novembre 2005 s’est tenue la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique. Après avoir frôlé l’échec, les 10 000 délégués des 180 pays représentés sont parvenus à un accord minimum sur le prolongement du protocole de Kyoto. Pour comprendre la difficulté d’une telle négociation, imaginez-vous dans un groupe de 180 amis décidant de se rendre au cinéma. Et maintenez votre choix quand il faut satisfaire tout le monde. Bon courage ! Une partie de la solution, dans le cas des conférences intergouvernementales, réside dans la présence de « médiateurs » qui ne représentent aucun des intérêts directs des États. Ce rôle de médiation est, depuis le Sommet de la Terre de Rio en 1992, de plus en plus joué par des Organisations Non Gouvernementales (ONG), incarnant la société civile. Les ONG ne résoudront pas à elles seules les conflits d’intérêts entre gouvernements membre si elles permettent parfois de sortir d’impasses diplomatiques.
« La poubelle des sciences »
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La poubelle des sciences La tendance actuelle, de nos sociétés de consommation, à valoriser plus le superflu que l’essentiel explique l’explosion des quantités de déchets que nous générons. L’empreinte écologique permet de mesurer cet impact sur l’environnement. Elle estime la superficie terrestre dont nous avons besoin pour assurer nos modes de vie. La planète "offre", en moyenne, 2,3 hectares par personne. Pendant qu’un Finlandais en utilise 8,5 hectares, un Équatorien n’en réclame que 1,6. Si tous les habitants se comportaient comme aux Émirats Arabes Unis, quatre planètes ne suffiraient pas ! Réduire la masse de nos déchets, les recycler, apparaît vital pour éviter l’asphyxie. L’exemple du retraitement de pneumatiques usagés, qui se transforment en revêtement anti-dérapant routier, en sols souples, en roulettes pour brouette, en matières premières de construction antisismique, est un exemple parmi d’autres de ce nouveau secteur industriel en plein boom. Les éléments nutritifs contribuent pour moins de 10 % au prix d’un yaourt, le reste étant dû au packaging et aux coûts de publicité et de distribution.
« Marcher sur la tête … de son voisin »
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Marcher sur la tête... de son voisin Autour des enjeux du développement durable, elle aide à remettre à l’endroit certains postulats du débat public. En effet, depuis une dizaine d’années, un curieux discours accuse certains pays du Sud, au premier rang desquels la Chine et l’Inde, d’être les principaux dangers pour la planète. Certes, si ces pays suivaient le même développement que nos sociétés occidentales, le cataclysme ne serait pas long à survenir. Mais en l’état actuel des comportements, il faut réaffirmer que nos pays du Nord sont les premiers responsables des dégâts écologiques planétaires. N’est-il pas surprenant de vouloir faire passer les plus grands pollueurs pour les plus vertueux ? Car ce n’est pas le Président indien ni le premier secrétaire du Parti Communiste Chinois qui a déclaré : « notre mode de vie n’est pas négociable ». Il s’agit du 41ème Président des États-Unis d’Amérique : Georges Herbert Walker Bush. Un homme de l’hémisphère Nord. La géographie se situe à la croisée des sciences de la nature et des sciences humaines et sociales.
« Tout est relatif … même l’éducation »
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Tout est relatif... même l’éducation "On ne résout pas un problème en le traitant dans les termes qui lui ont donné naissance" disait Albert Einstein. Pour tenter de résoudre des problèmes aussi nouveaux que le survie de notre espèce, une des solutions éducatives réside dans le développement des capacités créatives des élèves. La créativité n’est pas seulement née de la qualité dans le domaine des arts. Elle est essentielle au développement des connaissances. Les plus célèbres scientifiques furent souvent les plus iconoclastes (Galilée, Einstein). Trouver des solutions aux problèmes majeurs de nos sociétés mérite de vanter d’autres formes de rapport au savoir et aux sciences en particulier. Le développement de projets éducatifs plaçant très tôt les jeunes en contact avec l’actualité des sciences n’est-il pas une piste enthousiasmante à défricher ?
« Ça pétaradoxe sévère ! »
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Ça pétaradoxe sévère ! Le concept de développement durable n’est pas scientifique. Il est avant tout idéologique. Son succès est dû à sa dimension polysémique (il peut signifier plusieurs choses à la fois, même contradictoires). Alors qu’il est employé fréquemment par les médias, les entreprises et les pouvoirs publics, il ne fait curieusement pas encore l’objet de recherches intensives permettant de répondre à des questions aussi essentielles que celle d’une stratégie de développement durable efficace pour une entreprise ou une collectivité locale. Chacun que chacun à sa propre idée de la démocratie, chacun à son idée du développement durable, souvent fonction de ses intérêts. Dans un tel foutois, le débat ressemble à s’y méprendre à un formidable « pétaradoxe » : série de détournements provoqués par le mélange d’idées contradictoires au sein d’un même raisonnement. Et vous, quelle serait votre définition du développement durable ?
« Mourir en bonne santé ! »
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Mourir en bonne santé ! Depuis plus d’un siècle, la durée d’une vie humaine augmentent régulièrement. Pourtant, aux yeux de certains biologistes, ces avancées sont relatives : lis avancent que l’être humain peut vivre en moyenne jusqu’à 120 ans ! Les grandes découvertes (microbe, pénicilline...) ayant permis de retarder l’âge moyen des décès (Moyenne d’Age de la Mort - MAM) ont eu un effet positif sur la mortalité péri-natale, n’agiraient, en quelque sorte, qu’à rétablir l’ordre « normal » des choses. Nos mœurs trop jeunes, même nos vieux ! Les excès divers, de sucres, de graisses, de sel, de stress, l’absence d’efforts physiques réguliers sont les premiers coupables. Quant à la dégradation de l’environnement, elle expliquerait en grande partie la net augmentation du nombre de cancers (+30 % en 25 ans). En somme, améliorer la qualité de vie, de l’air, de l’eau, des produits alimentaires et développer des politiques d’éducation et de prévention constituent des enjeux d’importance. Pour mourir plus vieux... et presqu’en bonne santé !
« L’anthropocène : avoir l’ère responsable »
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L’anthropocène : avoir l’ère responsable Dès 1896, le suédois Svante Arrhenius éditait des travaux sur le réchauffement climatique. Le scepticisme aura duré un siècle. Nous savons aujourd’hui que nous sommes la cause d’une perturbation des dynamiques physico-chimiques d’une envergure extraordinaire, dont les conséquences pas encore avec certitude l’impact de cette perturbation. Devant de tels événements indits du principalement à l’influence de l’activité humaine (anthropique), des scientifiques estiment que nous sommes sortis de l’holocène (période couvrant les dix derniers milliers d’années) et serions entrés dans une nouvelle ère : l’anthropocène (étymologiquement l’ère de l’être humain). Celle-ci pourrait prendre pour maxime la formule d’Antoine de Saint-Exupéry : "Chacun est responsable de tous. Chacun est seul responsable. Chacun est seul responsable de tous." Une maxime de la responsabilité ?
« Les cloisons du savoir »
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Les cloisons du savoir La puissance des sociétés fondées sur les sciences et les techniques repose sur leur capacité à accumuler des savoirs. Cette qualité dépend de la spécialisation des disciplines scientifiques et de l’augmentation constante du nombre de chercheurs. Mais produrre de nouveaux savoirs n’est pas neutre. Il existe des recherches prioritaires et des disciplines orphelines. Dans cette seconde catégorie, on trouve en France l’épidémiologie, l’agriculture biologique, la systématique (classement des espèces vivantes) ou encore les effets sanitaires des radiations ionisantes. Comme la recherche est commanditée autant par des impératifs scientifiques et technologiques qu’économiques, les batailles sont rudes entre laboratoires mais aussi entre disciplines pour obtenir des ressources financières. La question du développement durable étant transversale, elle nécessite la participation de chercheurs de différentes disciplines à des projets communs. Ce sujet interpelle toute la communauté scientifique quant à sa capacité à marier liberté de la recherche et contrainte sociétale.
« Forêt 100% naturelle »
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Forêt 100% naturelle Les premières initiatives écologiques sont plus anciennes qu’on ne le pense puisque dès 1872, les USA créèrent le Yellowstone National Park, premier parc naturel au monde. Ces actions furent motivées par une vision morale et religieuse de la nature, vue comme un Éden à préserver dans sa pureté originelle. Mais cette vision a connu une spectaculaire évolution : il est aujourd’hui important de développer des analyses scientifiques afin de comprendre certains mécanismes et dynamiques qu’elle abrite. Ainsi, la défense de la forêt amazonienne fut longtemps justifiée au prétexte qu’elle était une machine à produire de l’oxygène : "le poumon" de la planète. Or, c’est faux. Il s’agit de sauvegarder la biodiversité de ces régions pour préserver la richesse des écosystèmes et l’éventuel usage qu’on peut en faire. Ceci rend quelques combats aussi futiles en apparence, qu’essentiels en réalité, comme la sauvegarde du scarabée pique-prune en 1998, qui retarda les travaux de l’autoroute A28. Chez vous, quel serait le combat dérisoire mais vital visant à défendre la biodiversité ?
« Difficile de croire aux miracles … et aux catastrophes »
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Difficile de croire aux miracles ... et aux catastrophes Les catastrophes sont annoncées. Les scientifiques qui voulaient dix ans précédemment d’infinies précautions pour évoquer les dégradations de l’environnement affirment désormais qu’elles s’accélèrent à un rythme inquiétant. Même si l’on doit le développement du pot catalytique, soucieux de nous faire respirer un air « plus pur », nous ne parvenons pas à modifier drastiquement nos habitudes. On peut analyser cette fuite en avant comme un signe de névrose individuelle et collective. Conscients que nous allons mourir, à quoi bon changer ? Si prendre conscience des « générations futures » ne va pas de soi, il est urgent de comprendre pourquoi les gouvernements eux-mêmes semblent pétriifiés, pourquoi la connaissance des phénomènes en jeu semble paralyser l’action. Il faudrait intégrer la formule de Clausewitz, prussien du XIXe siècle : "En raison de leurs conséquences, les événements possibles doivent être jugés comme réels ..." Une autre façon de souhaiter la mise en œuvre du principe de précaution.